LE BLOG

Article presse du Dauphiné Libéré 7 janvier 2020

Interview Dauphiné Libéré 7 janvier 2020. Votre destin est entre vos mains.

Poésies municipales

Bien des drames seront évités quand nous aurons appris la joie de communiquer avec nous et les autres, quand nous saurons spontanément penser à autrui, quand nous serons ouvert d’esprit.

L’éducation nationale n’a pas été fondée pour cela. C’est ainsi. Apprenons par nous même. Comment se faire des amis, écrit par Dale Carnegie à partir de 1936, est un best seller traduit en 37 langues et imprimé à plus de 40 millions d’exemplaire. Voici un extrait :

« En fin de compte, la flatterie  fait plus de tort que de bien à son auteur. Elle n’est qu’une comédie, tandis que l’éloge spontanée vient du coeur. Non, cent fois non. Je ne propose pas la flatterie ! Je veux parler de tout autre chose, d’une nouvelle attitude mentale, d’une nouvelle manière de vivre. Laissez moi répéter cela : Je veux parler d’une nouvelle manière de vivre. »*

Dale Carnegie, Comment se faire des amis, le livre de poche, 1936, page 51.

Dale Carnegie

 


Tous les être humains sentent l’injustice, réelle ou vécue. Dès qu’un sentiment d’injustice naît, un être humain souffre.

Au sentiment d’injustice les êtres humains réagissent différemment. Certains répondent par la colère, d’autres par le dégoût, d’autres par le désespoir.

Justice : Paix, délectation, espoir. 


Les êtres humains sont des êtres sensibles et ils ont besoin d’actions sensées.

A La dette

Toute chose peut être développé à l’infini, ou être simplifié. Soyons simple : le budget d’une ville a exactement les mêmes principes généraux que le budget d’un ménage.

Si vous empruntez de l’argent et qu’il vous est difficile de vivre normalement et de faire des projets futurs, vous êtes en situation de surendettement.

La ville de Grenoble est endettée depuis longtemps. L’endettement est normal quand il correspond à un investissement avec la création d’une valeur, matérielle ou non matérielle, mais qui peut être mesurée.

L’endettement devient anormal quand il compromet les projets futurs, la marche habituelle de la ville, ou qu’il est chronique, c’est à dire quand la dette devient permanente.

Voici deux graphiques de la dette Grenobloise. Les données proviennent du Journal du Net, d’après le ministère de l’économie :

Sur ce graphique partiel, on constate qu’entre 2001 et 2017, la dette de la ville augmente d’environs 17 millions d’euros. Elle passe de 264 millions en 2000 à 281 millions en 2017. En 18 ans, le montant total de la dette n’a pas diminué mais a augmenté : c’est une situation de surendettement.

Le premier graphique a pour inconvénient d’être partiel, c’est à dire qu’il ne représente pas la totalité de la dette mais une toute petite partie (regardez, il commence à 250 millions d’euros).

Si on construit un graphique représentant la totalité de la somme due, on se rend compte que les variations de la dette sont très faibles face à sa totalité : c’est une situation de surendettement chronique. On peut dire que la ville vit à crédit.

Si l’investissement est nécessaire et utile, le surendettement présente plusieurs dangers grave :

1 Il diminue la puissance économique de la ville à court, moyen et long terme.

2 Il est coûteux en intérêts, payés par les habitants en pure perte.

3 Il empêche les investissements futurs nécessaires.

4 Il augmente la fiscalité locale et diminue les services aux habitants.

5 Il met les citoyens de la ville dans une politique de dépendance financière contre leur grès.

Pour toutes ces raisons, je suis pour une ville sans endettement chronique et propose le remboursement intégral de la dette sur les bases suivantes : 

  • Il est constitué un fond de remboursement municipal, avec appel à emprunt participatif libre auprès des Grenoblois pour rembourser la totalité de la dette.
  • Les souscripteurs sont tous ceux qui souhaitent participer au remboursement. Ils peuvent apporter la somme qu’ils souhaitent ou qu’ils peuvent. Ils peuvent apporter plus. Dans le cadre d’une politique de libre arbitre ils peuvent ne rien apporter. (Ils ne toucheront donc aucun intérêts)
  • Remboursement de l’emprunt dans sa totalité ou la somme maximale apportée par les Grenoblois.
  • Les années suivantes, les fonds habituellement versés aux établissements bancaires sont remboursés aux grenoblois contributeurs. (Moyenne des fonds remboursés depuis 18 ans : 37 millions d’euros/an).
  • La dernière année, les intérêts de l’emprunt sont reversés aux Grenoblois contributeurs. Le modèle est donc libre participatif et juste car proportionnellement intéressant: ceux qui auront investis beaucoup plus que leur part personnelle de dette bénéficieront des intérêts correspondants.
  • Nota : l’investissement et l’emprunt sont des choses nécessaires et utiles lorsqu’ils sont établis dans de justes proportions. Il sera donc de nouveau fait appel aux banques pour des projets lorsque l’endettement aura été ramené remboursé.

La liberté et la responsabilité individuelle sont intimement liées. Il vous appartient de faire un choix personnel devant cette proposition.

Etes-vous pour le remboursement des dettes contractées ?
Etes-vous pour un recourt mesuré à l’emprunt ?
Etes-vous pour l’utilisation d’une gestion financière saine ?

Si vous répondez oui à ces trois questions et si ce programme est le vôtre, il est de votre responsabilité personnelle de vous engager à le faire vivre. Personne ne peut s’engager à votre place, seul vous pouvez le faire. Si ces idées sont les vôtres, agissez, inscrivez-vous à cette liste. Et si en vous émerge l’idée que tout le monde peut faire de la politique, alors proposez-vous pour intégrer le conseil municipal. Tout le monde peut faire de la politique. Le problème de fond est que ceux qui devraient en faire, souvent, ne le savent pas.

« Adieu la Nationale, créer pour alimenter les flots de dessinateurs, d’ouvriers, d’ingénieurs qu’aspirent comme des poussins les formidables usines… ici naviguent des esprits tranquilles et légers, qui captent la découverte spontanée de soi. C’est l’apprentissage de la connaissance de nous même.  A notre rythme et selon notre nature. C’est également la naissance des différents types de personnalités, des différents types de caractères, des moyens de communications harmonieux. Ces évidents apprentissages, ces enseignements bientôt notoires ne sont pas encore : nous sommes à l’heure des grandes marées et des profonds courants marins qui s’affrontent, entre la survie préhistorique, le choc de la technologie et la sidération de nous-même dans ce monde pour le moins fantasmagorique.

J’ai confiance. La destruction méthodique de votre monde est suffisamment engagée pour affecter positivement la plupart des esprits. Et amener à leur conscience que ce qui se jouent actuellement entre la planète et nous n’est que le reflet de notre violence envers nous-même. Ne jugeons pas. Nous sortons du berceau de l’humanité, achevons 5000 ans de civilisations violentes, et vivons deux cents ans de folle technologie : soyons fiers de nous, nous le méritons.

Allégorie des univers de la conscience. Grenoble. 1er Janvier 2020.

1 Pour que la Ville existe les citoyens sont indispensables. Sans citoyen, pas de ville. Juste des noms sur des cartes, des panneaux sur des routes, des constructions aveugles sur des espaces vides. Et des « habitants », des gens qui habitent. Faute d’autres choses, faute d’autres lieux, faute d’autres mieux.

2 Pour que la ville existe, le citoyen doit porter celle-ci dans son cœur. Il croit en elle et s’investit en elle.

3 La ville n’est pas une construction administrative, une vague circonscription ou une délégation de l’Etat qui lève l’impôt, distribuant ici une aide et là un procès verbal. Non. Cela, c’est la ville désespoir, la ville sans âme, à proprement parler « La ville fantôme« .

4 La ville est communauté vivante et animée par ses citoyens et dont la flamme, présente partout, brille en chacun et éclaire chacun à la fois.

5 Protectrice de ses habitants, la ville protège à la fois les biens et les personnes, veillant sans cesse. Elle assure par des patrouilles régulières et bienveillantes un climat d’une tranquille confiance, propice au bien être des habitants. Elle ne cherche pas tant à surprendre les voleurs -personnes égarées- qu’a les dissuader d’agir.

5B Elle exprime son existence et sa sûreté par une présence humaine visible en permanence sur tout son territoire. Ses agents de police -véritables gardiens de la paix au sens propre- sont présents dans l’espace publique au service du citoyen. L’image du paisible -et efficace- Bobby Anglais est pertinente pour se faire une idée de cette police municipale .

6 La ville protège ses citoyens. Elle protège aussi ses agents. Ni plus, ni moins, mais surtout autant. Car ceux qui constituent la ville doivent être protégés, comme ceux qui l’administrent, comme ceux qui la défendent. Quand le point est serré, la maille ne saute pas. Quand la maille est fixe, l’ouvrage résistent aux tensions. Ainsi va une communauté heureuse.

7 La municipalité est la flamme permanente du foyer de la ville qu’animent ses citoyens. Ainsi se fonde et existe une société civile.


Articles récents